De la glu pour Noël, ça vous prend ça !

Noël approche, sentez-vous l’odeur des tourtières qui cuisent ? Chez nous, on n’est pas encore en mode festif et le sapin n’est pas monté, mais mon chum a déjà fait jouer quelques chansons de Noël pour notre plus grand plaisir. Et bien sûr, la maman à la charge mentale que je suis s’est mise à penser cadeaux. (Mes filles aussi, d’ailleurs… il y a déjà deux lettres d’écrites au père Noël  !)

Alors, cette année, j’offre quoi ?

 De la glu !!!! – C’est la passion de ma presque 7 ans depuis qu’elle est à l’école. Après quelques essais de glu maison (qui ont parfois fonctionné, parfois VRAIMENT PAS), j’ai décidé d’en offrir de la vraie « faite par le père Noël ». Ce charmant petit coffret de glu brillante et multicolore va la faire sauter de joie et l’occuper pendant de nombreuses heures. C’est définitivement ma plus belle découverte… Trop hâte de lui voir la bine quand elle va déballer ça !

 

 

Ensemble pour créer des pompons – Les jeux DIY font un malheur chez nous, et j’aime quand le produit est de qualité. Parce que si on se force à fabriquer quelque chose, j’aime aussi bien que ce soit beau et durable. Ce petit ensemble à fabriquer des pompons peut servir à faire des colliers, des guirlandes, des portes-clés et des petits toutous. Rapide et simple à utiliser, il suffit de presser la laine dans le guide et de tourner. Une fois la laine du paquet utilisée, on peut en acheter d’autre et se servir de la machine-guide (même pas besoin de batteries, yé !).

 

 

 

 C quoi ? – Vous reconnaissez le son ? Vite, il faut appuyer sur votre buzzer. Un jeu tout simple, mais super amusant pour les petits et les encore-petits-mais-plus-trop. Perso, je crois que je vais en faire une petite activité lors de leurs fêtes d’anniversaires. Il y a 25 catégories : véhicules, chanteurs, lieux, films, personnages célèbres, etc., et vous pouvez mettre le jeu en mode adultes pour crinquer le niveau de difficulté. (8 ans et plus)

Ces trois produits sont dispos dans les boutiques spécialisées. Puisque je suis sûre que vous allez vous précipiter pour acheter la glu, je vous suggère de visiter ce site pour vous aider : Ouacheter.kidtoy.ca

 

 

Et pour nous, les adultes ?

Une fois les enfants couchés, nous aussi on a du fun ! Avec une couple de p’tits digestifs, on va se faire quelques parties de 2-3 jeux qu’un ami nous a fait découvrir en vacances cet été.

 

Dixit – C’est un jeu qui fait travailler l’imagination et l’intuition. Un conteur désigné doit faire deviner aux joueurs l’une de ses cartes grâce à un mot, un son ou une phrase. À l’aide de cette phrase-indice, les autres doivent trouver la carte correspondante dans leur main. Mais les phrases sont mystérieuses et les images vraiment étranges… il faut se fier à son intuition ! Super distrayant comme jeu, vous n’aurez jamais joué à quelque chose du genre ! (3 à 6 joueurs, 8 ans et +)

 

 

 

Dobble – C’est une toute petite boîte ronde, et pourtant, elle contient 5 jeux en 1 ! Il faut être vite en titi pour gagner. Dobble est un jeu d’observation : on doit repérer plus vite que les autres le seul symbole identique entre deux cartes et le nommer à haute voix (ex. : cactus !, biberon !, lune !). On doit ensuite prendre la carte ou la refiler à un autre. Attention, c’est complètement FOU comme jeu ! Cet été au chalet, on criait, on se tassait, on chiffonnait presque les cartes tant on voulait les voler. Bonne chance… (2 à 8 joueurs, 6 ans et +)

 

Joyeuses Fêtes et bon magasinage !

 

Le service de garde, c’est oui.

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Quand j’ai eu ma toute première rencontre en mai dernier au sujet de la future rentrée de ma fille en maternelle, les parents pouvaient déjà inscrire leur enfant au service de garde s’ils le désiraient.

Je ne l’ai pas fait.

Avant d’écrire son nom sur la petite feuille, j’ai attendu de savoir si mon contrat serait renouvelé, si je travaillerais de la maison et un paquet d’autres affaires. Voyez-vous, dans mes rêves les plus fous, j’irais la chercher à la sortie de l’école, on prendrait une collation, on jouerait à des jeux, on irait peut-être au parc et on irait chercher ensemble sa soeur, etc.

Puis, le mois d’août est arrivé. Le contrat renouvelé. Et la petite feuille fut signée.

On n’avait pas le choix. Au fond de moi, je ne tripais pas trop sur l’idée, mais je n’en faisais pas vraiment de cas.

Les semaines ont passé. L’automne s’est installé. Et en ce début de décembre, je peux déjà vous dire que c’est une super décision. C’est un +- 200 $ mensuels très bien investis, non pas tant pour la flexibilité que cela nous offre avec notre travail, mais surtout pour le bonheur et l’épanouissement de ma fille. Ces 200 dollars-là sont aussi valables que ceux payés pour la gymnastique, la natation ou tout autre cours du genre. Parce que c’est bien cela qu’elle fait, notre fille. Elle apprend la vie avec de nouveaux petits humains.

Il faut dire qu’elle s’amuse ferme au service de garde. Elle fait de la pâte à sel, du pain, de l’escalade (à venir bientôt, yé !), des activités de toutes sortes et j’en passe. Et elle est avec ses amies, heureuses et très très occupée à vivre son enfance.

J’en parle pour rassurer celles d’entre vous qui auraient aimé une vie comme dans le bon vieux temps, une vie d’enfant que vous avez peut-être vécue et que vous aimeriez reproduire avec vos petits. Le service de garde – tout comme la garderie – est vraiment très bien. Je me posais des questions jusqu’à ce que je trouve la réponse dans le fond des yeux de ma fille.

Ça brille dans ces yeux-là. Faudrait surtout pas éteindre cela. Même si ces heures à l’école sont des moments qu’elle passe ailleurs qu’à la maison, c’est du temps de qualité. Olé.

Je vous laisse là-dessus. Bonne fin de semaine les moms !

 

Provision littéraire d’automne

Je ne sais pas ce qui m’arrive, j’ai une envie folle de lire ces temps-ci. L’automne me crée chaque année ce genre de disjonction mentale. Je me mets à cuisiner soupe par-dessus soupe et j’ai des rages de lectures et de télé. J’adore aussi l’odeur des feuilles qui jonchent le sol et croustillent sous mes pas. Bref, je crois que je suis une maman écureuil réincarnée.

Je vous partage donc plusieurs titres d’ouvrages en lien avec la parentalité. Un autre billet fera l’objet de livres pêle-mêle. Stay tuned…

img_3171Ma première découverte est un petit livre de Jonathan Roberge. Ce bouquin est un petit plaisir pour les parents, mais surtout pour les papas. L’auteur laisse à son fils une sorte de testament écrit en abordant des sujets aussi variés que drôles. Ex. : la première fois que tu feras ci, comment te comporter devant ça, c’est normal que tu te sentes comme ci et tralala. On sourit, on rit et on acquiesce beaucoup de la tête.

J’ai été amusée pendant le tiers du livre, et j’aurais sans doute continué si je n’avais pas trouvé cela un peu trop boys. C’est en quelque sorte le pendant pour hommes de Chronique d’une mère indigne, résolument comique et touchant. Mais au fil des pages, je ne me sentais pas trop concernée par les urinoirs et les érections matinales, donc j’ai investi mon temps ailleurs.

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Je n’en reviens pas d’être tombée sur ce livre. On m’a proposé d’en parler sur mon blog il y a environ deux semaines, mais j’ai été claire :  »Je ne promets rien. Le sujet est délicat, et si ça ne fitte pas avec mes convictions, je ne partagerai sans doute pas. » Eh bien imaginez-vous donc que d’entre tous les partages que j’ai pu faire sur ce blog depuis 2 ans, de toutes les recettes de brownies en passant par les trucs de santé ou les DIY, ceci est DE LOIN la meilleure recommandation ! Je m’explique.

Je cherchais depuis un bout de temps une façon d’aborder la vie spirituelle et la religion avec mes filles. Parce que ce n’est plus enseigné à l’école, la tâche incombe maintenant aux parents d’expliquer à leur enfant que le 25 décembre n’est pas juste un party de cadeaux, que Pâques n’est pas juste la fête des poules en chocolat et que Thomas et Judas sont des personnages d’une histoire fascinante. Bon.

Ce livre ne parle pas de religion, mais de cette chose intangible qui est plus grande que nous. On peut l’appeler comme on veut (l’Univers, l’énergie, les anges, les guides, whatever), mais ça reste bien réel et, bonne nouvelle, ça s’enseigne aux petits. J’ai été emballée de trouver dans ces pages plusieurs outils pour expliquer à mes filles comment se brancher sur leur petite voix intérieure, comment avoir confiance en elles, comment dialoguer avec l’univers, etc.

Il m’est difficile de vous en dire plus par pudeur, car tout ce pan de ma vie est ultrapersonnel et je ne sais même pas si j’ai quelqu’un avec qui en parler près de moi. Je peux juste vous dire que si le sujet vous intéresse, je vous recommande chaudement cet ouvrage. Parce que c’est bien d’apprendre à nos enfants à dire s’il-vous-plaît et merci, mais si on en fait de parfaits citoyens vides intérieurement, on ne leur a rendu service qu’à moitié.

Bonnes lectures !

P.-S. Partagez. partagez, ce livre ne peut pas rester secret !

Je voudrais moi-même être en maternelle      

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Comment s’est passée votre rentrée ? Ici, super bien du côté de ma fille, un peu moins bien de mon côté.

Voyez-vous, je voudrais moi-même entrer en maternelle. Colorier, avoir un lunch à manger, jouer, apprendre, me faire dire d’ouvrir mon cahier à la page 12, mettre mes choses dans un casier, ne pas gérer des dossiers, ne pas avoir un train à prendre et marcher pour aller à l’école, n’avoir rien d’autres à penser que réciter un alphabet de 26 lettres, etc.

J’ai assisté à la première demi-journée de ma fille d’un bout à l’autre, assise sur une minichaise, et j’aimais profondément cela. La nouveauté, les sourires, les amies, les couleurs, la prof magnifique, l’agenda qui sent le papier frais… j’aimais tout. Ramenez-moi en 1981 quelqu’un.  Please.

Pourtant, je suis arrivée à cette rentrée comme tout le monde. Bien préparée, avec le matériel acheté (on n’a même pas besoin de magasiner et d’étiqueter nos fournitures, imaginez !), mais je suis quand même déjà essoufflée. Haletante.

Parce que la rentrée progressive en demi-journées fait que je dois modifier mon horaire, que l’assemblée générale était mardi soir (alors que j’étais crevée – ne me demandez pas comment j’ai trouvé l’énergie de me présenter et me faire élire, j’en reviens pas encore), que l’inscription à la gymnastique et au piano tombaient aussi, bien sûr, les soirs de semaine où tu veux aller te coucher à 19 h. Oui, le piano sera pour cet hiver seulement, mais il faut quand même assister à cette foutue journée portes ouvertes… C’est ce soir. Je sais pas si je vais y aller. Pourquoi ? Parce que je veux faire de la bouffe pour en congeler. Folle de même.

  • Gen, t’en fais ben trop.
  • Peut-être, mais si c’est pas moi, qui va le faire ? Tu travailles comme un mongol, c’est à peine si tu sais à quelle école va notre fille.
  • Mais t’es pas obligée d’aller aux inscriptions du piano. On s’en fout.
  • Une chance qu’on est complémentaire dans nos tâches, parce qu’on pèterait au frette ben raide.
  • Mets-en. Je te le confirme.

J’ai une anecdote très drôle qui résume très bien la situation familiale chez nous : on n’a même pas eu le temps d’acheter du papier de toilette. Y a pu un rouleau dans la maison depuis deux jours. Je vous laisse imaginer le reste.

Vive les mouchoirs.

P.-S. Rassurez-vous, ce n’est pas si pire que cela. J’ai du temps pour moi, pour m’écraser et flâner. Mais ce temps, j’aimerais le passer à cuisiner ou préparer notre fin de semaine de camping. Pas la force…

P.-S. CHAPEAU aux monoparentales ou aux veuves. 86437654709 chapeaux.

 

Tchop tchop

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Depuis ce matin, je pense à mon amoureux très fort. Cet après-midi, il baissera son pantalon pour se faire couper le canal famille.

Oui. On est rendus là. Ça fait longtemps qu’on en parle en rigolant. On blague à propos de cela, on se questionne 2-3 secondes (pas plus, la réponse vient assez vite) à savoir si on veut un autre enfant, bref, c’est dans l’air depuis un an. Et c’est aujourd’hui que cela se passe. Moi qui lui ai tant donné de coups de coude taquins à ce sujet, je n’ai plus envie de rire. On ne se fait jamais trop à l’idée il me semble…

Ensemble, on dit donc adieu à l’idée de créer un autre Paquet. De créer un petit humain formidable. On fait un X sur le bonheur qu’on aurait assurément à revivre tout ce qu’on a vécu, aux beaux moments des poupons, etc. Mais on dit aussi bonjour à une plus grande liberté, à la fortification de notre famille, déjà bien solide. Eh oui. On passe à une autre étape.

J’ai quand même le coeur gros, et mon chum n’a pas le goût de s’allonger sur la table d’opération. En fait, on ne veut pas vraiment tous les deux, mais on veut quand même. C’est comme un ‘non, mais oui’, un ‘Noui’, ou un ‘Oui’ prononcé en secouant la tête de gauche à droite.

Que voulez-vous… c’est comme l’accouchement : à un moment donné, il faut ce qu’il faut.

14h20 it will be.

 

Ça s’appelle un amélanchier

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Hier, mon chum décide d’aller à la pépinière chercher un arbre pour remplacer le lilas qui a rendu l’âme dans notre cour. Il faisait un froid de canard et j’ai préféré rester avec les filles, qui voulaient aller… à l’église ! Vous avez bien lu. J’ai donc été faire un coucou à Jésus pendant que mes filles jouaient allègrement dans l’eau bénite. (Note à moi-même : vivement les cours de catéchisme à l’école – s’il y en a encore – parce que je ne sais plus trop quoi leur répondre quand elles me posent des questions un peu trop pointues sur la vie de bon Dieu et le pourquoi du comment…)

Mon chum me dit donc :

-Tu veux pas venir, Gen ?

-No-non, je te fais confiance. J’aimerais ça un arbre fruitier, pas trop gros.

-10-4. Je reviens pour dîner.

Et il est revenu avec l’arbre (en fait, une commande d’arbre) le plus extraordinaire qui soit, qui combinait tous les critères de la famillia: Delphine voulait des fleurs blanches, je voulais des fruits, mon chum ne voulait pas trop de résidus sur le sol, on voulait une taille moyenne, bref, il est parfait et il fait des feuilles rouge fluo à l’automne. Son nom ? Un amélanchier. Le pied.

L’année prochaine, je vais donc faire des confitures de ça. Les filles vont capoter. :)

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Au fait, saviez-vous que vous pouviez recevoir un arbre pour la naissance de vos enfants ? Il faut s’inscrire avant le 15 avril de l’année et le gouvernement envoie un arbre avec une petite trousse, etc. Pour les nouveaux parents, voici l’adresse de ce merveilleux programme Mon arbre à moi.

Bonne saison de jardinage !

 

Parler anglais comme code secret

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Il a-tu fais beau ou quoi hier ? Quand tu mets de la crème solaire un 17 avril, que tes filles jouent pieds nus dans la cour, que tu sors les vélos et que tu passes toute la journée en t-shirt avec tes lunettes solaires… ben tu te demandes pourquoi il fallait remettre la tuque et le cache-cou aux enfants ce matin. Ha !

Mon ingénieux chum a même eu l’idée d’aller manger une crème glacée après le souper, toujours à vélo.

-Vraiment ? Il est 18h30, on doit donner les bains et laver les cheveux. J’aimerais même les coucher vers 19h45 tellement elles se sont données à jouer dehors toute la journée.

-Enwoueille donc, il fait trop beau.

Ça m’a pris une demi-seconde pour dire oui. Les McFlurrys du McDo à vélo, c’est notre petite tradition. Et on voulait surtout faire essayer la girafe à notre 5 ans, qui avait les yeux ronds de fierté. Trop beau.

Sur le chemin du retour, je lance à mon chum qui roule devant moi :

-Mon amour, slow down, Marion wants to be first to get home. Let me pass by you.

Yeah but Delphine wants to be first too.

Alors on a roulé côte à côte. Et on a ri de notre anglais qu’on utilise à peu près 1000 fois par jour pour parler devant les enfants sans qu’elles puissent comprendre. Exemple :

Don’t tell them that we are going for ice cream until they finish their teriyaki chicken. And the veggies.

-Where did you hide the iPad ? Oh, I got it, it’s between the Mini Wheats and the Muesli.

-Do we skip the ballet classe this morning?

-Do you want to invite some friends for supper? Let’s call Fred, Marie and Lili.

Etc. Etc.

Mais cela ne durera pas très longtemps, parce que la garderie a commencé à leur apprendre un peu d’anglais. Mes sympathies à mon amie Isa qui vit avec son Newfie (love you !) et leur fiston complètement bilingue à même pas 3 ans. HAHAHAHAHA, je t’aime Isa !

****

Parce que ça fait longtemps que je n’ai pas mis de photos, voici un melting pot de nos activités préférés : faire l’avion, manger des sushis avec des baguettes (essayez le truc de l’élastique !) et salir nos vêtement de ballet en revenant du cours. Bon printemps !

 

 

Coucou rapide

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J’ai reçu hier dans ma boîte aux lettres un exemplaire de Elle Québec avec Miley Cyrus en page couverture. Je ne sais pas pourquoi je reçois chaque mois une revue de ce mensuel, je n’y suis pas abonnée. Cela me fait quand même plaisir même si parcourir un magazine de mode d’un bout à l’autre me prend un gros 10 minutes maximum parce que je saute tout ce qui ne m’intéresse pas et ne lis que ce qui retient mon attention. Aussi bien dire les articles, la chronique culture et la section bouffe, s’il y en a une. 10 minutes donc, après quoi je passe au suivant, pour le bonheur de mes collègues ou copines.

Mais il y a dans cet exemplaire un article que j’ai lu et trouvé super intéressant en cette période où le numérique prend beaucoup de place dans nos vies.

Il racontait le vécu d’une jeune femme dont l’obsession pour son blog avait presque ruiné son couple. Nouvelle maman, elle s’était jetée dans la rédaction d’un blog à tête perdue, lisant les autres mamans blogueuses frénétiquement et écrivant chaque jour un billet sur son quotidien. C’est la clé pour s’attirer un grand lectorat, semble-t-il… Cette jeune mère s’était ainsi peu à peu éloignée de son conjoint et cette distance avait presque eu raison de son couple. Elle a tenu ce rythme jusqu’à ce que la goutte fasse déborder le vase, que le conjoint pète sa coche, qu’elle arrête tout et tombe enceinte d’un troisième enfant. Contrairement aux autres, ce petit a pu profiter d’une mère qui vivait sa maternité plus qu’elle ne la partageait sur les réseaux sociaux.

Vous constaterez sûrement que je fais partie de la catégorie de blogueuses qui vit sa vie beaucoup plus qu’elle ne l’écrit. Je viens ici publier une fois semaine, parfois plus ou moins, mais je suis loin d’être celle qui regarde les clics, les statistiques, cherche à attirer des commandites ou espère en vivre financièrement. Au début, c’est vrai, tu veux voir si tes textes rejoignent une cible, mais après, tu écris vraiment comme cela te vient, quand tu veux et sur ce que tu veux. Juste pour le fun.

C’est pourquoi vous ne voyez pas trop de textes passer depuis l’automne. Parce que quand je suis en congé, j’essaie de ne pas être devant un écran. Genre que je fais de la pizza. Avec mes amours.

C’est ce que je souhaite à tous ceux et celles qui sont nés avec un cellulaire dans les mains ou un ipad sur les genoux. Sachez le déposer. Un tour de brouette, une partie de cachette, une bouffée d’air frais, des crayons feutres et du papier blanc, cela fait vraiment la job. :)

Bon jeudi. :)

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Qui s’occupe du souper chez vous ?

IMG_2854La phrase est une vraie question. C’est qui, chez vous ? De mon côté, c’est moi qui le commence car j’arrive 15 minutes plus tôt, et on le finit ensemble. Ou c’est mon chum qui le fait pendant que je joue avec les enfants. Si c’est une mijoteuse, il n’y a aucun doute que c’est moi qui s’en est occupé. Comme ce soir.

Mais cette phrase sur le souper du jour, c’est aussi le titre amusant d’un livre sur la conciliation travail-famille de la journaliste Nathalie Collard. Quand il est sorti la semaine dernière, j’ai tout de suite voulu le lire. Pour savoir ce qu’elle en pensait, avoir un portrait des autres familles au Québec et ailleurs dans le monde, etc.

En fait, ce n’est pas tant un livre qui propose des solutions qu’un texte qui brosse un grand portrait de la situation, et qui pose beaucoup – beaucoup – de questions avec des pistes de réflexion. Perso, j’ai beaucoup aimé ma lecture, que j’ai parcourue dans le train, sur l’heure du midi et, oui, oui !, un vendredi soir alors que mon chum était à un show de Louis-Jean Cormier (oui, ça se peut une fille qui reste indifférente à LJC).

À plusieurs endroits, j’ai plié le coin de la page pour mieux pouvoir y revenir plus tard. Et surtout, pour vous en jaser.

La culpabilité

La culpabilité est un sentiment répandu chez la femme. Et je n’ai pas de misère à le croire. Or, comme les 2-3 rares cas que l’auteure a interviewés, je ne me sens jamais coupable. Ou très, très, très rarement. Pourquoi ? Parce que je fais de mon mieux, et que quand je parle fort à mes filles, que j’ai le ‘trou d’cul en d’sous du bras’ comme dirait ma mère, eh bien, j’ai le droit et c’est bien correct. Je ne suis pas du tout fière de moi, mais ce n’est pas de la culpabilité. (Une prof de yoga nous a déjà dit : ‘Quand on donne son 100 % dans la vie, on ne peut pas avoir de regrets parce qu’on a fait ce qu’on pouvait. Le reste ne nous appartient pas.’

Je ne me suis pas sentie coupable quand je suis partie 10 jours en voyage d’affaires l’an dernier. Ni quand j’ai laissé mes filles à la garderie la première fois. J’ai eu une montagne russe d’émotion, oh oui, mais c’était de la tristesse, pas de la culpabilité. Je ne me suis même pas sentie coupable quand mon premier allaitement a cessé et que j’ai opté pour le biberon. J’ai ressentie plutôt une peine suprême, un immense sentiment d’échec, mais je savais que le lait maternisé était correct pour ma fille. Je ne sais pas si je joue sur les mots ici, mais celui de la culpabilité ne semble pas être celui qui convient. Bref.

*** Je viens de terminer ce paragraphe. Tout compte fait, je pense que la garderie et l’allaitement interrompu étaient peut-être de la culpabilité, mais je ne suis pas certaine de bien l’identifier. Je me souviens que j’étais toute à l’envers en tout cas. C’est peut-être ça de la culpabilité ? Et pas de la tristesse ? Je sais pas trop… En tout cas, le livre en parle abondamment ! ****

La fin de la course folle

Sujet trop intéressant : l’opting out, un microphénomène  de société qu’on observe chez les femmes aisées et diplômées. En fait, elles décident de tout laisser en plan ou de mettre en veilleuse leur carrière folle pour se consacrer à leurs enfants.

Quand je travaillais en agence, il ne m’est pas trop venu à l’idée (du moins, sérieusement) de quitter mon emploi pour être avec mes enfants. J’étais trop confortable et j’aimais trop cela. Mais quand je l’ai perdu malgré moi, j’ai trouvé une nouvelle situation vraiment réjouissante : le travail à la maison. Le rythme était ralenti, le salaire encore meilleur qu’avant, et le temps (oh le temps !) beaucoup plus élastique. Fini la course folle, bonjour la disponibilité, le choix de quoi faire quand, etc.

Tous les métiers ne se prêtent pas au travail à la maison, et l’opting out est surtout observé dans les familles qui n’en arrachent pas financièrement. Mais si vous voulez en savoir plus, l’auteure en parle avec des exemples clairs de femmes ingénieures, avocates et du milieu de la finance. Fascinant.

Le partage des tâches

Pour que ça marche, pour que les mères ne pètent pas au frette, il faut qu’elles aient un conjoint qui participe. On trouve dans le livre une tonne d’exemples et de témoignages de femmes qui sont soit satisfaites de l’implication de leur homme, soit frustrées. Une d’entre elles a même imaginé un tableau des tâches qu’elles met sur le frigo !

Chez moi, j’ai la chance d’avoir un amoureux présent, qui n’a pas les deux pieds dans la même bottine. Mais je trouve que j’en fais plus. Oh, il ne serait pas d’accord, mais il me semble que c’est ça pareil. La plupart du temps, je suis très à l’aise avec mes rôles. Et des fois, la soupape pète et je dis à mon chum : ‘Là, j’t’écoeurée, je ne vais plus chercher les filles pour les deux prochains jours à la garderie. Tu les courailleras dans le vestibule pour qu’elles mettent leurs bottes. Good luck. ‘ Il rit, je me calme et j’y vais quand même le lendemain (ou pas dans les cas où je suis VRAIMENT à bout).

Du côté de mes amies, j’ai les deux modèles : des femmes en couple avec des hommes qu’on croirait sortis des années 50 (il y en a plus qu’on pense), et d’autres avec des hommes plus modernes. Je plains en silence celles qui doivent tout faire. Oh my.

Pas qu’une affaire d’organisation personnelle

J’ai été aussi très heureuse de constater que la conciliation travail-famille, ce n’est pas qu’une affaire de femmes organisées. Pour bien concilier les deux mondes, ça prend, comme je viens de le dire, l’implication du père, mais aussi celle des entreprises. Elles ont leur rôle à jouer pour que tout roule rondement. Permettre des horaires flexibles, du télétravail, offrir des jours de congé familial, certains services (changements de pneus aux saisons, etc.). J’ai eu la chance de faire partie d’organisations qui étaient plutôt accommodantes de ce côté. Et si jamais je retourne comme salariée quelque part, vous pouvez être sûre que ça fera partie de mes questions : ‘Je peux tout donner pour vous. Mais que pouvez-vous faire pour moi ?’

Bonne lecture, mesdames. C’est 194 pages qui valent le temps investi, que vous ne passerez pas avec vos enfants. :)

 

 

 

Parce que tout n’est pas toujours rose fluo

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J’ai vu passer ce texte avec la photo ci-haut cette semaine sur Facebook, et je l’ai trouvé super intéressant. Il fait état de la vitrine toute-belle-toute-lisse-toute-parfaite que font miroiter les gens sur les réseaux sociaux. Tout le monde est en vacances, tout le monde est souriant, tout le monde est amoureux, tout le monde fait la fête, tout le monde fait des bricolages. Y compris les mamans.

Quand mon amie Isabelle qui est sur le point d’exploser de son 2e bébé (je pense à toi xxxx !) a partagé le même article, je me suis dit qu’il fallait que j’en parle moi aussi. Si cela nous avait touchées elle et moi, cela en rejoindrait d’autres qui n’ont pas eu l’opportunité de voir passer le tout sur leur fil d’actualité.

Alors, alors.

Les récits et photos de famille parfaite et souriantes des autres, je ne les déteste pas, au contraire. Elles rayonnent de joie de vivre et cela me fait plaisir. Vraiment. Est-ce que je les jalouse ? Pas du tout. Parce que mon quotidien est aussi rempli de bonheur pour la majeure partie du temps. Je ne suis pas de celles qui grognent en voyant du monde heureux – j’aime les ondes positives.

Ok… mais pourquoi tu parles de cela d’abord ?

J’en parle pour vous ouvrir un peu les yeux. Pour vous rappeler que ces mêmes familles vivent aussi des jours sombres, comme tout le monde. Le danger de cette affluence de bonheur photographié, c’est de vous faire penser que c’est toujours rose chez les autres. Come on, vous êtes plus perspicaces que cela.

Pour vous montrer que tout n’est pas toujours beau chez nous -malgré l’amour, les biscuits décorés, les bonhommes de neige, etc. – j’ai décidé de lister ce qui, justement, va moins bien. Juste pour rassurer celles qui pensent que, sous les quelques centimètres de neige, le gazon de notre cour n’est pas jauni mais vert pétant.

  • après un hiver sans faute côté santé, ma petite de 3 ans a fait un peu de fièvre hier et, puisqu’on est dans les confidences, m’a rapporté sa bobette tachée de caca dans un petit sac de plastique au retour de la garderie.
  • ma 5 ans vient TOUTES les nuits depuis un bon deux semaines se coucher avec nous vers 2 heurs du mat’. Elle gigote, prend toute la place et m’a même fait avoir une mini entorse au cou parce que je n’avais plus d’oreiller.
  • cette même 5 ans fait encore des crises et nous parle parfois comme si elle était la reine et qu’on était ses sujets. Il faut chaque fois réenligner le tir pour montrer que c’est nous les boss.
  • il arrive souvent que je cuisine un super repas funky qui régale mon chum, mais que mes filles repoussent en échappant un Ouach, dégueux ! bien senti.

Mais vous savez quoi ? C’est ben correct. Parce que notre base est solide et que c’est juste normal qu’il y ait de petites bumps de temps en temps. Alors, faites-moi plaisir, la prochaine fois que vous vous sentirez mal devant le bonheur des autres, pensez qu’au moins ils ne sont pas des terroristes, ils sont juste en train de piccoler un drink ou de s’aimer. Ça sert à rien de vous sentir tout croche. Et il y a fort probablement une ombre au tableau quelque part, la vie est tout simplement faite comme cela.

Bon week-end !

P.-S. Je suis consciente que quelques crises de bacon, ce n’est rien comparé à d’autres situations beaucoup plus sérieuses que je n’ai même pas besoin de vous nommer. Chapeau bien bas aux parents qui en arrachent vraiment. xxx