Je voudrais moi-même être en maternelle      

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Comment s’est passée votre rentrée ? Ici, super bien du côté de ma fille, un peu moins bien de mon côté.

Voyez-vous, je voudrais moi-même entrer en maternelle. Colorier, avoir un lunch à manger, jouer, apprendre, me faire dire d’ouvrir mon cahier à la page 12, mettre mes choses dans un casier, ne pas gérer des dossiers, ne pas avoir un train à prendre et marcher pour aller à l’école, n’avoir rien d’autres à penser que réciter un alphabet de 26 lettres, etc.

J’ai assisté à la première demi-journée de ma fille d’un bout à l’autre, assise sur une minichaise, et j’aimais profondément cela. La nouveauté, les sourires, les amies, les couleurs, la prof magnifique, l’agenda qui sent le papier frais… j’aimais tout. Ramenez-moi en 1981 quelqu’un.  Please.

Pourtant, je suis arrivée à cette rentrée comme tout le monde. Bien préparée, avec le matériel acheté (on n’a même pas besoin de magasiner et d’étiqueter nos fournitures, imaginez !), mais je suis quand même déjà essoufflée. Haletante.

Parce que la rentrée progressive en demi-journées fait que je dois modifier mon horaire, que l’assemblée générale était mardi soir (alors que j’étais crevée – ne me demandez pas comment j’ai trouvé l’énergie de me présenter et me faire élire, j’en reviens pas encore), que l’inscription à la gymnastique et au piano tombaient aussi, bien sûr, les soirs de semaine où tu veux aller te coucher à 19 h. Oui, le piano sera pour cet hiver seulement, mais il faut quand même assister à cette foutue journée portes ouvertes… C’est ce soir. Je sais pas si je vais y aller. Pourquoi ? Parce que je veux faire de la bouffe pour en congeler. Folle de même.

  • Gen, t’en fais ben trop.
  • Peut-être, mais si c’est pas moi, qui va le faire ? Tu travailles comme un mongol, c’est à peine si tu sais à quelle école va notre fille.
  • Mais t’es pas obligée d’aller aux inscriptions du piano. On s’en fout.
  • Une chance qu’on est complémentaire dans nos tâches, parce qu’on pèterait au frette ben raide.
  • Mets-en. Je te le confirme.

J’ai une anecdote très drôle qui résume très bien la situation familiale chez nous : on n’a même pas eu le temps d’acheter du papier de toilette. Y a pu un rouleau dans la maison depuis deux jours. Je vous laisse imaginer le reste.

Vive les mouchoirs.

P.-S. Rassurez-vous, ce n’est pas si pire que cela. J’ai du temps pour moi, pour m’écraser et flâner. Mais ce temps, j’aimerais le passer à cuisiner ou préparer notre fin de semaine de camping. Pas la force…

P.-S. CHAPEAU aux monoparentales ou aux veuves. 86437654709 chapeaux.